Muse

A peine éveillé

Déjà penser à toi
Pour étouffer ma peine
Et oublier du songe
Les minutes inutiles
Celles où j'ose ignorer
Que quand je sue salive ou pleure
C'est que je suis fatigué de t'envier et de t'attendre

Et de penser à toi
De réinventer tes yeux plus bleus que le vrai bleu
Et plus jolis que tous les lapis-lazulis
D'Orient et d'ailleurs

D'ailleurs penser à toi
Et revoir ton image
Surgissant innocente et sublime au milieu du silence
S'offrant parfaitement
Et dans l'épaisse brume
Me noyer dans tes yeux comme au fond d'un abîme

Et repenser à toi
Quand ton corps est si chaud et ta flamme si belle
Que je fonds sur ta peau comme un morceau de cire
J'aimerais épouser tes courbes encore brûlantes

Puis repenser à toi
Pour recracher le goût amer de ton absence
Et m'en faire un sang d'encre et sur la page blanche
Figer ton souvenir comme une ancre au fond de la mer

Faire en sorte qu'il soit profondément enfoui
Dans les mille reflets troubles de ma mémoire
Et ne s'enfuie jamais.




A la Muse,
la mienne,
méritant tout l'Amour
du monde,
le mien.



Commencé le mercredi 14 janvier
Achevé le mercredi 12 février

# Posté le lundi 16 février 2009 13:44

Ode à Lou

Ode à Lou

"Max, viens voir le feu qui crépite !"
Dit-elle en se précipitant
Petite, mais royale au milieu du grand monde
Près de l'âtre accroupie, dorant ses boucles blondes
Et son amour d'enfant.

"Antoine et Pierre, ils sont trop beaux !"
Dit-elle aussi en rougissant
Timide, mais parmi l'étrange immensité
Audacieuse en tout, car la sincérité
Est l'œuvre des géants.

"Antoine, c'est mon amoureux."
Dit-elle encore en souriant
C'est ainsi que la Lou fait parler la tendresse
Car la complicité se passe des caresses
Et des pleurs des amants.

Alors serais-je fou
Si je dis que, vraiment

Du haut

de ses

trois ans

Notre petite Lou
Est loin d'être une enfant ?

Haute

comme

trois pommes

Notre petite Lou
Voit plus loin que personne

Et les autres, les grands
(ceux qu'on appelle adultes)
Sont de grands ignorants de ce savoir occulte :
Il n'y a que la Lou qui sait aimer les hommes.




Hommage pour une petite qui le mérite bien

# Posté le dimanche 08 mars 2009 08:09

Modifié le mardi 10 mars 2009 15:42

Nouvel an

Nouvel an


Cette année-là est terminée
Moi j'en ai vu des hauts des bas
Des jours d'ennui des jours fériés
Des jours sans vie des jours sans toi

Le temps affiche un tour complet
Ce jour n'est plus. Vraiment, déjà ?
Moi qui croyais le voir traîner
Piano sous les ponts sur les toits

A y penser je crois rêver
Le passé fait comme un vent froid
Entre nous tout semble figé
Je ne vois plus que toi et moi

Un dernier verre promis juré
Pour pouvoir dire une dernière fois :
"J'ai vu j'ai pleuré j'ai aimé !"
Mais des jolies très peu comme toi.




Chansonette écrite le soir du 31 décembre 2008

# Posté le mardi 10 mars 2009 15:38

Modifié le jeudi 12 mars 2009 13:18

Apophtègme

Apophtègme



"Odi et amo. Quare id faciam, fortasse requiris. Nescio, sed fieri sentio et excrucior."

_Catulle


"Je hais et j'aime. Comment cela se fait-il ? demandez-vous peut-être. Je l'ignore ; mais je le sens, et c'est là un supplice.

# Posté le lundi 23 mars 2009 16:07

Modifié le dimanche 12 avril 2009 11:08